VPS gratuit Oracle Cloud (Always Free) : mon tutoriel complet !

J’ai décidé de vous partager un bon plan aujourd’hui qui est disponible chez Oracle : un VPS gratuit et sans limite de durée via leur programme Oracle Cloud Always Free. Très pratique pour de nombreux usages : installer un Docker, un serveur web, un outil de monitoring… Découvrez mon tutoriel !
Ce que comprend l’offre Oracle Cloud Always Free en 2026
Pendant mes nombreuses heures à bidouiller, j’ai souvent eu besoin d’un VPS pour tester un projet ou un service auto-hébergé. Je passais alors par des VPS cloud facturés à l’heure chez OVH, ou par une VM à la maison. L’offre Oracle Cloud Always Free règle le problème : des ressources gratuites, sans limite de durée, qui restent actives même après la fin de la période d’essai.
Côté calcul, voici ce qu’on a droit aujourd’hui :
- Jusqu’à 2 instances AMD VM.Standard.E2.1.Micro, avec chacune 1/8 d’OCPU et 1 Go de RAM
- Des instances ARM Ampere A1 (VM.Standard.A1.Flex) pour un total de 2 OCPU et 12 Go de RAM, à utiliser en une seule VM ou à répartir sur plusieurs
- 200 Go de stockage bloc au total, partagés entre les volumes de démarrage (environ 50 Go minimum par instance) et les volumes additionnels
- 10 To de trafic sortant par mois, largement de quoi voir venir

AMD ou ARM : quelle instance choisir ?
Franchement, il n’y a pas photo : l’instance Ampere A1 est celle qu’il faut viser. Avec 2 OCPU et 12 Go de RAM, on fait tourner une bonne dizaine de containers Docker sans broncher, là où la micro AMD et son petit giga de RAM se retrouve vite à genoux dès qu’on lance autre chose qu’un service léger.
Seule contrainte, l’architecture ARM. Vos images Docker doivent exister en arm64, ce qui est le cas de la grande majorité des projets auto-hébergés aujourd’hui (Portainer, Nginx Proxy Manager, Uptime Kuma, WireGuard…). Si un logiciel n’existe qu’en x86, la micro AMD reste la solution de repli, idéale pour un VPN perso ou un petit DNS filtrant.
Créer son compte Oracle Cloud
Il faut tout d’abord vous inscrire depuis la page d’inscription Oracle Cloud en renseignant toutes vos informations personnelles. Je sais que c’est un peu chiant, mais vous allez devoir mettre vos vraies informations, sinon il se peut que votre compte ne se crée pas : nom, prénom, adresse, téléphone, etc.

Deux choix comptent vraiment pendant l’inscription. Le premier, c’est la région d’origine (home region) : les ressources Always Free ne peuvent être créées que dans celle-ci, et elle ne se change plus ensuite. Prenez une région proche de vous, comme Paris ou Marseille, pour avoir une latence correcte depuis la France.
Le second, c’est la carte bancaire, obligatoire pour la vérification. Vous ne serez pas débité, mais si vous voulez assurer le coup, une carte virtuelle à usage unique fonctionne aussi. À la création, Oracle vous donne en plus un essai de 30 jours avec des crédits pour tester les services payants. Une fois l’essai terminé, le compte bascule tout seul en Always Free et les ressources gratuites continuent de tourner.
Créer son instance VPS gratuite
Dès que l’inscription est terminée, rendez-vous sur la console Oracle Cloud et patientez quelques minutes, le temps que le compte s’initialise. Passons ensuite à la création de l’instance (menu Compute, puis Instances).

Rien de compliqué, il y a quatre réglages à surveiller :
- L’image : Ubuntu ou Oracle Linux. Je pars généralement sur Ubuntu, plus pratique pour suivre les tutos Docker qu’on trouve partout.
- La shape : cliquez sur Change shape, puis Ampere et VM.Standard.A1.Flex avec 2 OCPU et 12 Go de RAM. Pour une micro AMD, c’est VM.Standard.E2.1.Micro. Dans les deux cas, le badge Always Free-eligible doit apparaître.
- La clé SSH : collez votre clé publique, ou laissez Oracle en générer une et téléchargez la clé privée (vous ne pourrez plus la récupérer après).
- Le volume de démarrage : la taille par défaut suffit. Gardez en tête que les 200 Go gratuits sont partagés entre toutes vos instances.
Il ne reste plus qu’à lancer la création. Si vous tombez sur une erreur Out of capacity avec l’ARM, ce n’est pas vous : les instances A1 gratuites sont piochées dans un pool limité par région. Essayez un autre domaine de disponibilité, ou retentez quelques heures plus tard, ça finit généralement par passer.
Se connecter en SSH et ouvrir les ports
Une fois l’instance démarrée, sa page de détails affiche son adresse IP publique.

Attention, l’utilisateur SSH dépend de l’image choisie : ubuntu sur Ubuntu, opc sur Oracle Linux.
# Image Ubuntu
ssh -i ~/.ssh/ma-cle-oracle ubuntu@141.145.XXX.XXX
# Image Oracle Linux
ssh -i ~/.ssh/ma-cle-oracle opc@141.145.XXX.XXX
Les limites à connaître avant d’y héberger un projet
Gratuit ne veut pas dire sans contrepartie, et deux points méritent d’être connus avant de mettre quelque chose d’important sur ce VPS.
Les instances inactives peuvent être récupérées. Oracle considère une instance Always Free comme inactive si, sur 7 jours, son utilisation CPU (au 95e centile), son trafic réseau et sa mémoire restent sous les 20 %. Elle peut alors être arrêtée. C’est le cas typique de la VM qu’on crée pour tester un projet et qu’on oublie ensuite.
D’après ce que j’ai trouvé sur Internet, il semblerait que passer le compte en Pay As You Go évite ce mécanisme et facilite l’obtention d’instances ARM, tant qu’on reste dans les limites gratuites. Si vous faites ça, configurez une alerte de budget à quelques euros pour ne pas avoir de surprise.
Les conditions peuvent changer du jour au lendemain. La réduction de l’ARM cet été en est la meilleure preuve : beaucoup d’utilisateurs l’ont découverte en voyant leur instance s’arrêter. Pour un projet de test, ce n’est pas grave. Pour quelque chose qui compte, faites des sauvegardes régulières hors d’Oracle (un simple rsync vers votre NAS fait l’affaire) et partez du principe que tout peut disparaître.
Quels projets héberger sur un VPS gratuit Oracle ?
Laissez place à votre imagination, voici quelques idées de projets qui tournent très bien sur une instance Oracle Free Tier :
- WordPress : pour un petit site ou un blog de test
- Docker avec Portainer : pour héberger et piloter quelques containers
- WireGuard : pour avoir un VPN perso, idéal sur une micro AMD
- AdGuard Home : pour bloquer les publicités sur tous vos appareils, même en 4G
- Uptime Kuma : pour surveiller vos services auto-hébergés depuis l’extérieur et être prévenu quand la maison décroche
- Teslamate : pour suivre vos trajets et la charge de votre Tesla
- Home Assistant : pour tester une config ou découvrir la meilleure solution domotique 😍 (pour piloter vraiment la maison, il reste plus logique de l’héberger chez soi, au plus près de vos appareils)
Questions fréquentes sur le VPS gratuit Oracle
Le VPS Oracle est-il vraiment gratuit à vie ?
Oui, les ressources marquées Always Free n’ont pas de date de fin et ne sont pas facturées, même après la fin de l’essai de 30 jours. En revanche, Oracle peut faire évoluer ce qu’il offre, comme il l’a fait en 2026 en réduisant l’enveloppe ARM à 2 OCPU et 12 Go de RAM.
Faut-il une carte bancaire pour créer un VPS gratuit chez Oracle ?
Oui, elle est obligatoire pour vérifier votre identité à l’inscription, mais elle n’est pas débitée tant que vous restez sur les ressources gratuites. Une carte virtuelle fonctionne.
Oracle peut-il supprimer mon VPS gratuit ?
Une instance jugée inactive pendant 7 jours (CPU, réseau et mémoire sous les 20 %) peut être arrêtée par Oracle. Une instance ARM qui dépasse les limites gratuites est aussi arrêtée jusqu’à ce que vous la redimensionniez. D’où l’intérêt de garder des sauvegardes ailleurs.
Combien de VPS gratuits peut-on créer chez Oracle ?
Jusqu’à 2 micro-instances AMD, plus une ou deux instances ARM qui se partagent les 2 OCPU et 12 Go de RAM. Le vrai facteur limitant est souvent le stockage : avec environ 50 Go par volume de démarrage, les 200 Go gratuits partent vite.
Au final, le VPS gratuit d’Oracle reste le meilleur plan que je connaisse pour tester un projet, monter un VPN perso ou surveiller son réseau depuis l’extérieur. Il faut juste le prendre pour ce qu’il est : un terrain de jeu gratuit, pas un hébergement sur lequel parier sa prod. Si vous avez des questions ou que vous bloquez sur l’ouverture des ports, n’hésitez pas en commentaire.



